Programme de recherche

Mon programme de recherche est centré sur la mise en oeuvre du droit dans le domaine de la santé et des services sociaux. Mes intérêts de recherche ciblent les interactions entre les domaines du droit et de la psychiatrie, plus spécifiquement l’étude des processus de marginalisation et de judiciarisation des problèmes sociaux.

J’accorde une importance particulière à la pratique infirmière en contexte médico-légal, à l’analyse des conditions du partenariat de soin, ainsi qu’à l’étude des normes périphériques aux mécanismes de contrôle ciblant les personnes marginalisées. Je m’intéresse également à l’influence et l’exercice des relations de pouvoir inhérentes au processus de délibération éthique.

Mes travaux de recherche actuels, ainsi que ceux des étudiants que je supervise à la maîtrise et au doctorat, explorent les espaces marginaux dans lesquels évoluent les personnes dites “vulnérables”, ainsi que la manière dont différentes normes (juridiques, professionnelles, sociales) contribuent à la légitimité des interventions de santé.

Axes de recherche

  • Mise en oeuvre du droit
  • Gestion du risque
  • Dérogation aux normes

Principaux projets

  • Coercition et santé mentale

    Chercheur principal

    Ce projet de recherche est actuellement en développement. Il vise à comprendre l’évolution des pratiques d’intervention psychosociales en psychiatrie dans un contexte ou l’incidence des mesures d’exception aux droits des personnes est en augmentation constante.

  • Réalités régionales du sans-abrisme (itinérance)

    Chercheur principal

    Ce projet de recherche a pour objectif de comprendre, cartographier et identifier ce qui caractérise les pratiques d’intervention en itinérance à l’extérieur des grands centres urbains.

  • Pratique infirmière et ordre négocié des professions

    Chercheur principal

    Au Québec, Canada, plus de 14 000 personnes sont en attente de services de soins primaires en santé mentale. Ce chiffre ne tient pas compte des personnes qui, confrontées à l’état des services et à la crainte d’être stigmatisées, ne demandent pas officiellement un soutien au secteur public. Pour répondre à ce problème, les politiques sociales visant à améliorer l’accès aux services de santé mentale au Québec sont désormais basées sur un continuum de services allant de l’autosoin à la psychothérapie. Parallèlement, au cours des 15 dernières années, des changements dans l’organisation des professions ont permis de réserver la pratique de la psychothérapie à certains professionnels qualifiés, dont les infirmières, sous certaines conditions. Ce projet vise à analyser l’influence de ces changements sur la pratique infirmière en santé mentale.

  • Culture du silence en santé

    Co-chercheur

    Ce projet a comme vise à mieux comprendre les facteurs qui contribuent à la culture du silence dans les organisations de santé, ainsi que de décrire l’impact de cette culture du silence sur le vécu du personnel infirmier.

Projets terminés ou en voie de finalisation

  • D'abord, ne pas nuire : Pratique infirmière et protection de l'enfance

    Chercheur principal

    Ce projet de recherche vise à documenter et décrire le rôle perçu du personnel infirmier travaillant en première ligne et aux urgences à l’égard de la protection des enfants. Il propose de modéliser le processus de mise en oeuvre des leviers d’intervention médico-légale en contexte de maltraitance, ou de risque de maltraitance envers les enfants.

  • La posture de l'allié.e en psychiatrie

    Chercheur principal

    L’éthique de l’allié-e est une philosophie de soins et une posture d’écoute reconnaissant les savoirs expérientiels et le pouvoir décisionnel des groupes marginalisés. À ce titre, les infirmières sont souvent représentées comme des « alliées » dans la lutte aux inégalités et aux injustices sociales. Or, ces présupposés font l’objet de contestations grandissantes susceptibles d’ébranler et de redéfinir ce qui caractérise les pratiques de soins. Plusieurs auteurs remettent en question la possibilité d’être un-e allié-e, alors que le personnel soignant est maintenu en état de subordination face aux exigences institutionnelles et peut agir comme vecteur de contrôle de groupes marginalisés. Ce projet de recherche avait pour objectifs de décrire les fondements socio-historique de la posture de l’allié.e et d’en identifier ses caractéristiques et implications pour la pratique infirmière en santé mentale.

  • Accès au droit et à la justice (ADAJ) - Santé mentale et justice

    Co-chercheur

    Le chantier de recherche 21 – Santé mentale et justice – se penche sur la situation particulière des personnes souffrant de troubles mentaux au sein du système de justice. Il s’intéresse plus particulièrement au fonctionnement de la Commission d’examen des troubles mentaux (CETM) en tant qu’instance judiciaire chargée (parmi d’autres) d’intervenir en matière de troubles mentaux.

  • Les pratiques de suivi probatoire et le handicap intellectuel

    Co-chercheur

    Ce projet de recherche partenarial avait pour objectif de favoriser la mobilisation et le transferts des connaissances associées aux pratiques de suivi probatoire adaptées aux personnes ayant un handicap intellectuel. Les publications issues de ce projet sont accessibles dans la section « Publications ».

  • L'itinérance au masculin : Trajectoires, particularités et organisation des services

    Co-chercheur

    Ce projet de recherche a pour objectif d’identifier et de décrire les particularités de l’itinérance masculine au Québec, ainsi que de rendre compte de l’organisation des services et des pratiques d’intervention auprès de cette population.